Mémorial Père Jacques

Le Mémorial est ouvert du Mercredi au Dimanche de 14 h à 18 h.

1 Rue Père Jacques, 77210 Avon

Un parcours pédagogique

Les visiteurs sont invités à mettre leur pas dans ceux du Père Jacques, à vivre, d’une certaine manière, une rencontre et à faire une expérience. Les panneaux alternent avec des vitrines plus ou moins spacieuses et quelques vidéos viennent compléter l’ensemble.

Quatre moments sont clairement identifiés : l’enfance et la vie de prêtre diocésain (1900-1931), le temps du Carmel (1931-1944), le long chemin de croix de Fontainebleau à Linz (1944-1945), le témoignage et le rayonnement.

Au début du parcours, face à la porte d’entrée, le Père Jacques assis à une table et entouré de quelques élèves nous accueille. Sur le panneau, quelques mots disent son itinéraire : éducateur, prêtre, carme déchaux, résistant, déporté, apôtre, martyr de la charité, Juste parmi les nations. Sur le côté, un méli-mélo combine les lieux où le Père Jacques est passé et les dates. Puis un chemin s’ouvre devant nous…

Enfance et prêtre diocésain

Nous évoquons la naissance et le baptême de Lucien Bunel, puis nous découvrons sa famille, divers moments de son enfance et de son adolescence. Une carte nous aide à visualiser les différents lieux où s’est rendu Lucien Bunel ; sous la carte, une vidéo nous

invite au voyage en les visualisant et en découvrant quelques figures qui ont marqué le parcours de l’abbé Bunel qui deviendra Père Jacques de Jésus. Entre deux panneaux qui évoquent l’un son ordination presbytérale, l’autre les divers ministères qui furent les siens, une triple vitrine évoque l’homme de prière. La croix d’un chapelet qu’il avait offert à un élève de l’institut Saint-Joseph du Havre, de confession protestante ; quelques médailles de dévotions qu’il possédait ; un des quatre tomes de son bréviaire qui lui permettait de prier au nom de toute l’humanité.

Au Carmel

De verts, les panneaux deviennent marrons pour évoquer un changement de vie. L’abbé Bunel entre dans l’Ordre du Carmel et devient le Père Jacques de Jésus. Trois panneaux nous parlent de ses débuts dans la Province de Paris, puis, il devient le directeur-fondateur du Petit-Collège. Une très large vitrine nous permet de voir le bureau du Père Jacques sur lequel quelques objets et des fac-similés sont exposés. Nous découvrons la vie au Petit-Collège, les agrandissements nécessaires au fil du temps. La « drôle de guerre » et l’entrée en résistance ne sont pas oubliés. Un panneau rend hommage aux trois enfants juifs accueillis par le Père Jacques et à leur famille. Un petit montage vidéo nous plonge dans l’atmosphère du Petit-Collège et une vitrine contiguë présente la pèlerine d’un ancien élève et divers objets. Autour du pupitre d’un élève, divers panneaux montrent les nombreuses activités offertes aux élèves. Un panneau évoque l’apostolat du Père Jacques et manifeste le cœur de sa vie donnée au Christ Jésus.

Un long calvaire

Le plafond s’abaisse, les murs deviennent sombres pour faire mémoire de l’arrestation du Père Jacques et des trois enfants. Face au panneau, une vitrine présente divers objets et documents. Une sculpture évoque la dernière parole du Père Jacques : « Au revoir, les enfants ».

Puis franchissant un rideau noir, nous revivons le parcours du Père Jacques. Une carte nous montre le périple que nous suivrons : Fontainebleau, Royallieu, Neue-Bremm, Mauthausen, Gusen. Deux vitrines présentent la valise chapelle qu’il reçut à son arrivée à Royallieu et la veste d’un déporté, Marcel Houdet. En fin de parcours nous trouvons le testament spirituel du Père Jacques : Per Crucem ad lucem. Sine sanguine non fit redemptio ! qui facit veritatem venit ad lucem, et l’éclat du vitrail réalisé par Guy de Vogüé, ancien élève du Petit-Collège, en hommage au Père Jacques et à ses trois compagnons juifs arrêtés avec lui.

Un témoignage qui demeure

Soulevant un rideau noir, nous passons des ténèbres à la lumière. Une photographie de la statue du Père Jacques, œuvre d’Henri Bouchard, nous le montre  « rayonnant dans sa victoire » comme le proclame Roger Heim, son compagnon de déportation. Dans cette quatrième partie, nous parlons de la libération des camps, de la mort du Père Jacques. Nous découvrons les images émouvantes du retour de son corps à Avon et de son inhumation au cimetière conventuel. Nous évoquons les divers hommages qui lui ont été rendus et son rayonnement : des rues portent son nom, la croix de guerre lui est attribuée à titre posthume, la communauté juive de Fontainebleau-Avon lui dédie une plaque commémorative, il reçoit la médaille de Juste parmi les nations, etc. Une vitrine expose les divers ouvrages qui présentent sa vie et sa pensée.

Un ultime panneau avec son visage de profil nous délivre un dernier message : « Souvenez-vous toujours de moi et ne faites rien qui m’obligerait à rougir de vous. Restez mon ami, et que je puisse toujours être fier de vous. Et venez souvent me voir. Je vous bénis de tout mon cœur. Fr. Jacques de Jésus, o.c.d. ».

À l’issue de ce parcours, il sera possible aux visiteurs de découvrir divers panneaux disposés dans la cour et montrant l’état des lieux « au temps du Père Jacques ». Sur les lieux mêmes, il sera possible de se remémorer le triste jour de l’arrestation puis de se recueillir au cimetière conventuel sur la tombe du Père Jacques qui nous laisse un lumineux exemple au cœur de sombres nuits.

Fr. Didier-Marie GOLAY, o.c.d.

Vice-postulateur de la cause du Père Jacques

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Pour compléter votre visite du Mémorial :

Au revoir les enfants : des mots qu’on n’oublie pas, dans l’émission “Une histoire particulière” de France Culture
L’histoire des trois Justes d’Avon, Rémy Dumoncel, le Père Jacques de Jesus et Paul Mathéry, racontée par les enfants de la classe de Marie-Christine Hagopian de l’école élémentaire Paul Mathéry à Avon.