De sa naissance à son entrée au Carmel

Première communion

Première communion

Alfred Joseph Bunel (1871-1943) épouse Zoé Pauline Pontif (1868- 1952) le 5 mai 1894. De cette union naissent huit enfants :

Alfred Auguste (1895), Yvonne Madeleine (1896) morte à 4 mois, André Joseph (1897), Lucien Louis (1900), Madeleine Henriette (1901), Gaston Charles (1903), Maurice Marcel (1905), Léon René (1906).

Le 29 janvier 1900, Lucien Bunel naît à Barentin dans la Seine Maritime entre Rouen et Yvetot.

Le 24 février, il est baptisé.

A un an, Lucien est très malade et même estimé condamné par les médecins.

Les parents font un pèlerinage à Saint Germain pour demander l’impossible ; ce que la science n’avait pu faire, la foi le réalise : Lucien est guéri.

Une belle amitié lie les frères et soeurs dans cette famille heureuse mais pauvre car le père est un ouvrier de filature intelligent et droit. Très tôt, Lucien est attiré par le sacerdoce. Il dira à 5 ans :« Je serai un grand Monsieur le curé ».

En 1911, Lucien fait sa première communion. Il aime se retirer seul pour prier mais il aime aussi jouer. Il est gai, bon élève, même moqueur.

A 12 ans, il déclare à ses parents qu’il veut être prêtre. Dans un premier temps, ses parents refusent. Mais devant la détermination de Lucien qui pour les aider ira jusqu’à quêter, ils comprennent et acceptent sa vocation. Sa mère le console : « Ne pleure plus, mon Lucien, nous travaillerons tous… et le Bon Dieu ne nous abandonnera pas. »

En octobre 1912, il entre à l’institution Saint Romain, petit séminaire de Rouen.

En 1914, la guerre éclate et ses frères sont mobilisés. Alfred est tué en 1917 à Bauchavesne et André sera fait prisonnier à Verdun.

En juillet 1918, Lucien obtient la première partie du bac, la seconde en juillet 1919.

En octobre 1919, il entre au grand séminaire de Rouen.

En mars 1920, il interrompt ses études pour effectuer son service militaire au Fort de Montlignon dans le Val d’Oise à 20 km au nord de Paris (dans le 82 ème régiment d’artillerie lourde). Là, il crée un cercle d’études et organise un patronage. Il est attiré par une vie de silence et de solitude. Il désire entrer à la trappe de Soligny, mais le temps n’est pas venu ; il retourne au séminaire.

Le 23 février 1922, Lucien reçoit la tonsure.

Le 7 juillet 1923, il est institué portier et lecteur.

Le 22 février 1924, il est institué exorciste et acolyte.

A St Joseph du Havre en 1924

A St Joseph du Havre en 1924

Il écrit le 11 juillet 1924 un texte de consécration dont voici un extrait : « O mon Dieu, Tu vois et Tu sais avec quelle ardeur je Te désire, avec quelle passion j’aspire à Te posséder, à Te saisir, à T’étreindre !…O mon Dieu, agis Toi-même en moi, consume-moi dans Ton Amour infini en me prenant et m’absorbant en Toi. »

Le 12 juillet 1924, il est ordonné sous-diacre.

En septembre 1924, il est nommé surveillant à l’Institution libre Saint Joseph du Havre. Il continue ses études de philosophie et de théologie.

Le 20 décembre 1924, il est ordonné diacre.

Le 11 juillet 1925, il est ordonné prêtre par Monseigneur André du Bois de la Villerabel, archevêque de Rouen.

« Oui, qu’il fait bon vivre de Dieu, se nourrir de Lui dans une communion de tous les instants à sa sainte volonté et à son Etre infini. » 31/08/1925

Pendant six ans, d’octobre 1925 à août 1931, il continue sa tâche d’éducateur au Havre, comme surveillant, professeur d’anglais, d’instruction religieuse, directeur spirituel, aumônier scout. Dévoué, il est aimé de tous, et a une grande influence sur tous les jeunes qu’il côtoie ; mais, demeure en lui un désir insatisfait.

En 1927, il entre en contact avec le carmel du Havre. Il y rencontre le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus qui écrira de lui en 1947 :« Je lui conseillai une retraite de notre spiritualité et de notre vie carmélitaine, […] cette âme faite pour l’héroïsme y trouverait le climat et la lumière dont elle avait besoin pour s’épanouir et aimer selon toute sa mesure. »

Retraite à Avon fin juillet 1928. A son retour, refus de Monseigneur du Bois de La Villerabel pour son entrée chez les Carmes.

En août 1929, retraite au Petit-Castelet.

Le 13 septembre 1929, nouveau refus de Monseigneur l’Archevêque qui lui demande de revenir dans le diocèse pour la rentrée scolaire.